Meu encanto Minha graça Meu vôo e minhas asas Você e eu ! Nós ! Felicidade, felicidade, felicidade ! Minha alma canta, meu coraçao floresce, eu cresço ! Alcanço o limite do mundo, os confins do universo e do meu ser, além do que pareço, do corpo que eu...
rouge diaphane sans VIE le sang sort sans contenant n'étant pas endigué il se répand inexorablement infiniment incessamment ô fichu temps quand résorberas-tu cet épanchement récurrent infiniment blessant blessure béante hurlante démésurément présente...
Comment pourrai-je retenir mon âme, afin de l'écarter de la tienne ? Comment pourrai-je l'élever au-delà de toi vers d'autres choses ? Oh combien j'aimerais savoir la dérober en quelque endroit perdu, dissimulé dans l'ombre en un lieu de silence, inconnu,...
Petit coeur félin petit coeur émietté parviendras-tu fillette, à jouer, nimphette, la grande enfant petit coeur déchiré sauras-tu princesse t'amuser sans oublier que tout cela ne dure qu'un temps petit coeur attaché danse petite, danse sans...
Subtile présence Présence invisible Un corps se dessine dans l'espace Je suis seule à le voir Un corps se dessine dans l'espace Il me dévore du regard Je me sens caressée par la grâce Une langueur qui n'a rien de monotone M'envahit et me transporte...
Privilège Le soleil se lève Sur la mer paisible Le soleil se lève Caressant Je ne puis arrêter son cours Je le contemple Reconnaissante De sa grâce De l'instant unique qu'il m'offre A moi, à mon être tout entier Dans son infinie modestie Dans son immense...
Mise à mort Des couteaux, des haches, des aiguilles Tout l'arsenal de mise à mort est là Bien afuté Brillant Clinquant Prêt à voler Droit sur elle Elle attend Innocente Et naïve créature Elle attend gentiment bêtement crétinement Elle a oublié,...
Le fragile équipage quitta la terre ferme, fragile... Tremblant, titubant. Sans allant. Où partait-il donc ? Nul ne le sait, nul ne le dit. Mystère. Peut-être se perdrait-il. Solitaire, isolé, incompris. Peiné de n'être pas plus grand, robuste, résistant,...
L’arracher De son corps l’extraire De ses mémoires l’effacer L’effacer A tout jamais Au vent mauvais Mauvais Lien illusoire et faux Illusoire et faux Faux comme la mort Ses pulsions morbides il assouvit * Il la tue ! A petit feu * Libre à lui de choisir...
assise devant la grève, elle rêve son esprit est ailleurs, douleurs mille et une aiguilles ont planté leur pointe acérée sur ce territoire tranquille ! le drapeau noir du malheur... même pas un nuage dans ce ciel bas et lourd, tout de gris revêtu...
Au centre demeure la force en soi réside l'essence du tout microcosme et macrocosme... miroirs échos reflets confiance ! l'univers tourne en harmonie mon être évolue vers la vie tempêtes rédemptrices chaos salvateur après le néant le renouveau...
volcan en ébullition hémoragie de lave, de pépites de feu incandescentes vie et mort une île vierge déserte si verte m'attend quelque part dans les mille possibles de ma planète intérieure mais je n'ai pas ni carte ni guide et je ne sais pas toujours...
ça se bouscule effervescence vite vite vite impatience je suis attendue là où je ne suis pas encore je dois terminer ce que je n'ai pas commencé encore vite vite vite il est grand temps car le temps presse et cela m'oppresse de ne pouvoir avoir...
fuir ou affronter, le direct ou le différé te voir, t'entendre, te regarder droit dans les yeux, dans les profondeurs de ton âme de sang froid ! ne pas craindre ta cruelle ironie dont tu n'es pas conscient vendeur de charmes vendeur de poisons...
la peau brûle parfois d'une absence cruelle cruauté du manque et du vide la peau palpite appelant un contenant une esquisse qui la définisse un main douce et bienveillante sans celle-ci c'est l'hémorragie... crise d'hémophilie... douloureux manque...
Chère Lionne, Où es-tu? Où te caches-tu? Que ne viens-tu rugir et chasser la peur ? Que ne viens-tu chasser les noirs rôdeurs ? Ces spectres familiers qui se nourrissent de peine. Ces lourds fantômes avides de ma haine contre moi-même. Toi seule les effraie...
Il était là, assis sur son banc, solitaire. Une feuille d’un rouge orangé tomba sur sa main. Le bouleau, derrière lui, se défaisait de ses feuilles, en ce mois d’octobre. Son attention se fixa sur ce morceau d’arbre détaché, qui se transformerait...
« Il ne fallait pas fumer à jeun, ni boire d’alcool d’ailleurs, ni conduire vite, ni faire trop l’amour, ni fatiguer son cœur, ni dépenser son argent, ni rien. Elle bailla. » La chamade, Françoise Sagan. Un homme jeune et mince entra...
Il venait d'entrer au CaféMichel. Il s'assit à la table du fond et attendit. Jeannette s'approcha de lui. -Et pour vous M'sieur ? -Un café, s'il vous plaît ! À la table d'à côté, un couple parlait. -T'es con ou quoi ? J'ai dit que j'voulais pas...
J'accouche Elle était allongée sur ce lit depuis quelques minutes, à moins que ce ne fut quelques heures. Elle ne savait plus. Elle avait si mal. Un monstre impitoyable semblait avoir pénétré son ventre, dont l'espace exigu ne lui convenait plus....
Le comte de Basingouin Il était là, accoudé au zinc, la clope au bec et la barbe pas faite. L'air gris comme tout autour de lui, p'têt même patibulaire, mon cher ! Le comte de Basingouin se la coulait douce depuis que sa mère était morte. Il traînait...
Prise de vue Action ! Clap ! Elle est debout de trois quarts, devant la fenêtre. En ombre chinoise. Ses formes n'en sont que plus nettes. Telle un félin, elle s'approche langoureusement de la lumière pour mieux s'offrir à ma vue... Je la découpe,...
Françoise Trégomel, une paysanne... Axelle venait d'arriver dans la maison de campagne de la famille. Une chaumière bretonne, pleine de charme et de souvenirs. Elle y venait depuis son plus jeune âge jusqu'à la mort de son grand-père. Cela...
Très cher enfant, Je me meurs, doucement. L’agonie est longue car ma maladie a tout son temps ! Elle dessine en moi des couloirs, des galeries, ouvre des salons, des jardins, s’étire, s’étend de tout son long. En douceur, avec délectation. Et plus elle...
L’absent Une femme amoureuse... La ronde et belle créature est offerte à l’amour sur un lit à baldaquin. Ses yeux d’un bleu profond invitent au lâcher prise, à l’abandon de soi, à l’intense sensation du désir, à l’exquise esquisse d’une caresse...