L’arracher
De son corps l’extraire
De ses mémoires l’effacer
L’effacer
A tout jamais
Au vent mauvais
Mauvais
Lien illusoire et faux
Illusoire et faux
Faux comme la mort
Ses pulsions morbides il assouvit

*
Il la tue !
A petit feu

*
Libre à lui de choisir cela
Libre à lui de ne pas aller au bout du monde
De son monde à lui
De ne pas faire le choix d'explorer à l’infini
De préférer s’arrêter en chemin
En chemin…

Ensemble nous ne cheminerons pas
Je te laisse poursuivre sur la route des peines et des pleurs
Que tu n’oses laisser par peur de faire autour de toi le malheur
Que ne songes-tu à ton propre heur ?
Le soleil craint-il de voler de l’éclat aux étoiles ?
Plus il rayonne plus les étoiles sont radieuses flamboyantes éclairantes
Tu ne comprends rien ou tu comprends trop bien et te soumets par habitude
Lassitude incomplétude

Le sacrifice est un leurre
Je te laisse t’en rendre compte
Seul
Je m’en vais
Au vent mauvais
Trop mauvais
De ton absence récurrente
Même s’il est dur de renoncer à tes trop rares présences
Intenses

Aliénante intensité

*

Belle illusion
Si belle
Poison ! Sournois et fécond
Fécond de mes faiblesses et égarements
De ma dépendance et de mon déchirement
Déchirante aliénation
Tout ou rien ?

Tout perdre !

Trêve de compromis
Compromis trop polis
La politesse des sentiments c’est pour les tièdes
Les mous les mièvres
Pas pour moi !
Pas pour moi, dit la fée
De l’absolu
Du plein du vrai !
Plein vrai entier courage solaire

Soleil de ma vie
Où es-tu ?
Où te caches-tu ?

Turlututu
Chapeau pointu
Je t’arrache
Un peu beaucoup passionnément à la folie pas du tout
Pas du tout pas du tout
Je ne te veux plus – te veux plus


La fée s’envole loin de Peter qui refuse de s’éveiller. Il préfère la douceur du sommeil sur un nid d’épines. La douleur fait partie de lui. Il ne songe plus à s’en défaire.

For Peter – Clochette le jour des morts.

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