esprit sans nom
Cher Myasaki,
Tu l'as si bien croqué : le mal, mauvais, gluant, répugnant.
Cette saloperie qui colle, englue, défonse. Saloperie qui défonse, sans honte, ni tabou. Conquérant inlassable de mon territoire intérieur. Intégralement conquis?
Jamais. Jamais encore. Il reste toujours dans mon pays du malheur, une lueur. Petite mais vivante, persistante, persévérante. Prête à renverser la vapeur. Prête à te dégommer la tête, noir malheur. Tu ne m'auras pas parmi les tiens. Tu ne me rallierais pas à ta cause, morose. Tu me dégoutes, commes les porcs, les traîtres, les lâches. Je te laisse, je te dégomme la tête et je m'apprête à ma fête, sereine, un brin tristounette mais lumineuse, doucement heureuse.
Aliénor par temps gris