Psychose

sous la douche nue et blafarde
elle est si laide si hagarde
je la vois avec dégoût
 
j'aimerais que cette image immonde devant moi ne soit pas
 
je ferme les yeux avec espoir
je serre aussi fort que je le peux
 
j'ouvre
 
elle est là !
encore plus désastreuse et agaçante
répugnante
 
que ne t'en vas-tu pas
loin de moi
rejoins l'infini de ta vie
laisse-moi la mienne
chienne !
 
que dis-je
tel un fantôme tu erres
vide triste
sans souffle
 
la vie t'a désertée et tu l'as laissée s'échapper
sans même t'accrocher, lutter, essayer
ou si peu
 
résignée, tu as abdiqué
renoncé
tu es morte !
 
moi qui pensais t'insuffler mes folles envies
pas réussi !
de la joie et des couleurs que nenni
tant pis !
 
à ton contact je perdais de l'éclat
déteinte
décolorée
 
il était temps que cela s'arrête
 
un deux trois quatre cinq dix quinze vingt
après je ne sais plus
 
tu es tombée
rouge
sang
le rideau déchiré
 
j'ai eu peur
j'ai couru
couru couru couru
 
et tu t'es tue !
 
la délivrance...
 

 

Retour à l'accueil