Le cactus
Un étrange créature féminie aux cheveux roux et bouclés chemine. Chemine sur le trottoir carioca de la plage. Gaivotas no ceu. Le cri des mouettes retentit dans l'espace et pénètre l'air épais. Le cri pénètre profondément les nuages. Les nuages hurlent sauvagement leur volupté. La pluie rouge tombe par gouttes fécondes. Des plantes aux feuilles dentelées telles des dents de lynx aux aguets poussent ça et là où la rouge liqueur tomba.
Plante cactus. Les épines aiguisées dissuadent d'approcher. La tendre chair verte est protégée. Nul prédateur ne pourra la dévorer. O petites aiguilles délicates si voraces de tout intrus.
Le cactus veut sa distance. Il demeure dans une bulle blanche. Blanche bulle de lumière.
Là où réside la lumière, il n'y a pas d'enfer !
Pour chasser la ténébreuse clarté, l'aveuglante obscurité
Il suffit d'ouvrir très grand les yeux
Regarder sans cligner droit devant soi
Et savoir confiance garder
Tel ce petit cactus si puissant
Qui se défend si bien
En demeurant charmant !
L'étrange créature aux cheveux roux et bouclés se déshabille et plonge dans l'eau qui l'appelle
Bain salvateur, régénérateur. Sirène, elle échappe aux lois qui l'entravaient et d'étrange, elle devient soudain sublime.
La sirène malheureuse est comme l'albatros que ses ailes de géant empêchent de marcher
Même sur la plus belle plage du monde.
Elle se sent mieux dans l'eau. Elle y est heureuse.