Filet de coton terne 

Ta patte lourde retient 

L'étincelle de soleil à l'éclat certain 

 

Je suis engourdie

Prise par le chaud que je crée en dedans 

 

Nulle envie de quitter ce refuge  

 

Hostile et mordant

Le froid m'assujettit  

 

Inoculant le vice malin 

Qui rend mes nuits sans lendemain

Je me bats contre le mal froid 

En vain, il est plus fort que moi 

 

Je me résigne  

Guerrière lasse 

J'attends qu'il se lasse 

Et me rende, généreux 

La liberté et mes jours radieux 

 

J'ai tant à accomplir 

Mille espaces à conquérir,

mille chemins à éblouir,

mille cœurs à réjouir !

Pourquoi sournois me retiens-tu ainsi ?

 

Il me tarde que mon geôlier m'épargne 

Que je puisse célébrer en moi la douceur de mes étés

Qu'entière, je parvienne à m'envoler pour de nouvelles fleurs semer 

 

 

 

 

 

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